Mais où est-il? Que devient-il?
Alors qu'il occupait les premiers titres du 20h pendant 1 semaine, on n'a plus eu de nouvelles de l'Artic Sea...
Peu de personnes ce sont demandées pourquoi un tel silence brutal sur une affaire qui a tant sucité de suppositions...pirateries, terrorisme... on a entendu de la part des plus grands experts tout et son contraire sans vraiment en être convaincu!
Nul doute de s'avoir que ce bateau ne porte pas que du bois...l'affaire est d'une incroyable audace qui relève des plus grands films d'espionnage.
C'est fin août que les "médias-citoyens" ne cédant pas aux puissants lobby ont divulgué ces premiers scoop concernant l'Artic Sea!
Le journal Novaya Gazeta, l'un des rares organes de presse crédibles de Russie (et employeur de la regrettée Anna Politkovskaïa), vient d'apporter la confirmation des premières analyses sur l'affaire "Artic Sea".
En effet, le cargo battant pavillon maltais "Artic Sea", mystérieusement disparu pendant plusieurs semaines au large des côtes européennes, avait été victime d'une opération spéciale montée par une agence de renseignement. Nous citions deux commanditaires possibles : les Américians et les Israéliens. Les premiers pour leurs capacités logistiques, les seconds pour leur exceptionnel professionnalisme. Pourtant, il paraissait évident que la seule capitale susceptible de lancer une opération aussi risquée était Jérusalem. Michael Ross, ancien des services secrets israéliens ; il n'avait pas écarté l'idée.
Dans son édition de vendredi, la Novaya Gazeta confirme qu'il s'agit du Mossad. Le mobile de cet acte résiderait dans la cargaison du navire. En effet, ses cales ne contenaient pas seulement du bois, comme l'affirme le gouvernement russe, mais également des missiles de croisière X-55 dont le rayon d'action excède 3'000 kilomètres - une information recoupée par la presse danoise et norvégienne, ainsi que par les dires de l'ancien chef d'état-major de l'armée estonienne.
L'objectif israélien ? Un mois après la disparition de l'"Artic Sea", le Président Shimon Pérès s'est rendu à Moscou. Durant cette entrevue du 18 août, il devait convaincre son homologue russe de renoncer à vendre de la technologie militaire à la République islamique d'Iran. Le journal russe croit savoir que le détournement de l'"Artic Sea" par le Mossad avait pour but de soutenir cette rencontre, et de pratiquer à l'égard du Kremlin une nouvelle forme de diplomatie coercitive.
Les autorités russes ont imposé un black out total des informations depuis qu'ils ont capturé les pirates qui attendent d'être jugés.
L'Artic Sea est reparti vers l'Algérie avec sa cargaison de bois. Selon une source israélienne du Sunday times, les pertes de l'aviation israélienne dans une attaque contre l'Iran auraient augmenté de 50% si ces missiles étaient arrivés à destination.
"Vous verrez. Quand l'Arctic-Sea arrivera à Novorossiisk, le contenu de ses cales sera filmé et montré pour nous prouver que rien ne s'est passé", confiait au Monde, il y a quelques jours, Mikhaïl Voïtenko, rédacteur en chef du bulletin maritime Sovfrakht. Cet expert avait été le premier à émettre des doutes sur la version officielle de piratage du navire. Selon lui, l'affaire de l'Arctic-Sea n'avait rien d'un différend commercial ni d'une opération mafieuse. Il s'agissait plutôt d'une "affaire grave entre deux Etats".
Mikhaïl Voïtenko a reçu "des menaces par téléphone de la part de gens très sérieux". Deux jours plus tard, craignant pour sa vie, il prenait le premier avion pour la Turquie.
Sovfrakht, son employeur, s'est empressé d'affirmer qu'il avait été "envoyé en voyage d'affaires à Istanbul". Il est maintenant réfugié en Thaïlande.